L'ascension du mont Kilimanjaro (2/3)

Nairobi. Nous voilà fin prêts à partir...à quelques sueurs froides prêt quand nous avons attendu notre car plus de 2 heures, nous demandant s'il n'avait pas oublié de venir nous chercher. Après plus de 6h de voyage en car, nous sommes arrivés à la porte principale du parc du Kilimanjaro. 4 jours de randonnée et de camping nous attendent avant le jour J.



Début de notre aventure. Un mélange d'appréhension, d'excitation et de sérénité. On ne sait pas bien à quoi vont ressembler ces prochains jours. Certains d'entre nous avons regardé des reportages sur l'ascension. Les journalistes aiment faire sensation. On ne sait pas trop s'ils exagèrent ou pas, et en même temps au vu des conditions assez extrêmes on espère tout de même qu'ils exagèrent.


Le rythme de ces 4 journées sera assez semblable. Lever tôt le matin vers 6h30. Petit-déjeuner abondant avec des crêpes, du porridge, thé, café, toasts de pain de mie, saucisses kenyanes et oeufs brouillés. De quoi prendre des forces pour les 10 km de randonnée qui nous attendent. Départ vers 8h. Nous avons tous des gourdes et camelbaks que les guides nous remplissent tous les matins. Dès que nous commençons notre randonnée, les 16 porteurs s'empressent de défaire nos tentes, de tout plier, de ranger l'ensemble du matériel (la tente de rassemblement, le matériel de cuisine, leurs propres tentes,...) puis ils effectuent la randonnée au pas de course pour avoir le temps de préparer le camp et de monter les tentes au camp suivant.


Durant la journée, nous avons navigué entre 1800 et 4300 m d'altitude, 4300m étant le point culminant que nous atteindrons la veille de la montée. Les paysages sont magnifiques et très divers (désert de cailloux, forêt tropicale, chemins de montagne, escalade de parois rocheuses,...).



Au bout de 4h de marche (quelquefois la marche s'apparentait plutôt à de l'escalade), nous nous arrêtons sur le lieu du déjeuner. Le cuisinier qui est parti du camp précédent en courant pour arriver avant nous nous a concocté un déjeuner chaud, copieux et bon. Nous voilà assis dans notre tente de rassemblement, autour de 2 tables de camping. Le déjeuner est toujours l"occasion d'échanger sur la matinée, de se reposer, de discuter, de raconter des bêtises et de se restaurer. Une mention spéciale pour notre cuisinier qui a pu et su cuisiner aussi bien des frites (si si! ) que du coleslaw, du poulet frit ou une soupe aux asperges. Après le déjeuner et un ravitaillement en eau, nous voilà repartis pour 2h ou 3h de marche dans la joie et la bonne humeur.


Une des forces de notre groupe est la solidarité qu'il existe entre nous, le fait que nous nous connaissions très bien, l'amour des défis, le partage des mêmes valeurs (on aime tous les frites), bref un groupe de super potes.


3 heures de marche plus tard. 16h, nous voilà arrivés à notre camp de base, le camp où se retrouvent tous les voyageurs. Les porteurs ont dû se presser pour choisir le meilleur emplacement, enlever les cailloux et pour planter les tentes.



Qui dit camp dit toilettes. Il faut savoir qu'un des symptômes du mal des montagnes est le fait de ne plus aller aux toilettes. Cela peut être pratique dans certaines occasions, mais aussi dangereux. Un de nos défis était donc d'aller aux toilettes d'une part et d'aller aux toilettes dans les camps le 2ème défi.


@trekmag

Imaginez cette petite cabane minuscule faite de tôles avec un trou creusé on ne sait comment. C'est tout. Des centaines de personnes qui viennent dedans, parfois la nuit...


L'après-midi dans le camp passe très vite. Le temps de se changer et de faire une toilette de chats. Le temps de découvrir le camp, de ranger ses affaires de camping, de faire une partie de cartes 'Blanc Manger Coco'.



Le dîner est servi à 18h. Il fait déjà nuit. invités. Notre guide vient à la fin de chaque repas nous demander comment s'est passée notre journée et nous briefer sur la journée du lendemain.


Jeudi soir. Barafu Camp à 4673 m. Nous voilà au pied du sommet. Il est 19h. Nous devons aller nous coucher rapidement car le départ est prévu à minuit. Le stress monte.