Nous y sommes presque

Août. Quelques jours avant le grand saut.


Daddy est arrivé à Nairobi. Plus de son, plus d'image pendant plusieurs jours. On se raccroche à l'adage 'Pas de nouvelles, bonnes nouvelles'. Les enfants et moi attendons avec impatience le 1er Whatapps de Daddy (Whatapps est depuis longtemps déjà notre meilleur ami). En partant avant nous, Daddy allait défricher une bonne partie de la logistique, et nous en avions parfaitement conscience.


Au bout de 2 jours, appel de Daddy. "Alors ?!....". Dans les plans de Daddy, il arrivait à Nairobi le soir à 21h, prenait possession de la maison dès 22h et le lendemain matin, il partait travailler à 8h. Comme dans ton projet qui se respecte, cela ne s'est pas passé exactement comme cela. Il est bien arrivé à 21h (exténué de fatigue après 15h de voyage), il n'a pas pris possession de la maison car la prise en main de la maison ne se fait pas en 10 min et il est allé dormir à l'hôtel. Le 3ème jour, Daddy avait pris connaissance de son périmètre de responsabilité professionnelle, fait la connaissance de quelques personnes ; la plupart du personnel étant en congés, le tsunami était un peu moins violent. Il est enfin rentré dans la maison, fait un état des lieux on espère exhaustif et détaillé, et est en train de régler les soucis de logistique et d'entretien. Notre super Daddy a pris les choses en main et les enfants et moi devrions arriver dans de très bonnes conditions.



Le temps avance, plus que quelques jours avant le départ des enfants et moi. Nous sommes partagés entre une certaine forme d'inquiétude sur notre futur quotidien, tout en sachant que Daddy règle un certain nombre de soucis sur place, et une certaine forme d'excitation avec l'impression que tout est possible, que l'aventure sera au coin de la rue. Les ultimes pesages de nos 14 valises avec le passage des 23 kg, les derniers achats, quelques formalités encore à régler en France et sur l'autre continent, Daddy s'active pour préparer notre arrivée et règle les mille et une démarches administratives.


Les derniers au-revoir...terrible épreuve. On a très envie de pleurer, de joie, de tristesse, d'inquiétude, on ne sait plus trop. On se surprend à ne pas le faire (pas trop) même si la gorge est serrée (voire très très serrée) et que 'la boule au ventre' est bien présente.


August. A few days before the jump.


Daddy arrived in Nairobi. No more sound, no more image for several days. We hang on to the adage 'No news, good news'. The kids and I are looking forward to Daddy's 1st Whatapps (Whatapps has long been our best friend). Leaving before us, Daddy was going to clear a lot of the logistics, and we were perfectly aware of that.


After 2 days, Daddy's call. "So ?!....". In Daddy's plans, he arrived in Nairobi in the evening at 9 pm, took possession of the house at 10 pm and the next morning he left to work at 8 am. Like a respecting project, it did not happen exactly like that. He arrived at 9 pm (exhausted after 15 hours of travel), he did not take possession of the house because taking control of the house is not done in 10 minutes and he went to sleep at the hotel . The 3rd day, Daddy became aware of his area of ​​professional responsibility, met a few people ; most of the staff being on leave, the tsunami was a little less violent. He has finally returned to the house, made an inventory we hope to be exhaustive and detailed, and he is solving the problems of logistics and maintenance. Our super Daddy took things over control and the children and I should arrive in very good conditions.


Time is running, only a few days before the kids and I leave. We are divided between some form of worry about our daily future, knowing that Daddy is fixing a number of worries, and some form of excitement with the impression that everything is possible, that the adventure will be at the street corner. The last weighing of the bags because of the 23 kg, the last purchases, some formalities to be finished in France and on the other continent, Daddy is active to prepare our arrival and rule the thousand and one administrative procedures.


The last goodbye ... terrible test. We really want to cry, because of joy, sadness or worry, we do not know really. We are surprised not to do it (not too much) even if 'the throat is tight' (or very very tight) and that 'a ball in the belly' is present.


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