Spécificités nairobiennes

Mis à jour : avr. 26

Nairobi est une ville attachante, qui fourmille. Ses habitants sont souriants, gentils, serviables, discrets. Parmi les particularités qui font sourire :


- les Boda Boda, l'équivalent des taxis-motos. Le chauffeur a tout de même un casque et un gilet fluo. Le passager, quant à lui, est moins bien équipé. De temps à autre, il a un gilet fluo, et plus rarement un casque. L'Ambassade nous a formellement dissuadé de les prendre, même si la tentation est grande quand on connaît la circulation à Nairobi.


un Boda Boda

- Comme à Paris, quand on circule dans les rues, on peut tomber sur des petits coins de paradis derrière une vieille palissade en tôle, ou derrière une grille toute miteuse, qu'il s'agisse d'un restaurant en plein air ou une magnifique villa.


- Les Kenyans font beaucoup d'effort pour miser la propreté quand ils en ont les moyens. Les laveurs de voiture sur le bas-côté fleurissent (ils lavent les voitures avec l'eau du fossé ; il n'empêche que les voitures sont rutilantes). Dans les restaurants et bars, on vous propose une serviette pour vous laver les mains avec le repas (vécu dans un restaurant de burgers). La compagnie Kenya Airlines procède de même avant de servir les plateaux-repas. Dans les malls, il y a toujours des personnes qui passent la serpillière dans les couloirs. Néanmoins nous ne sommes pas encore allés dans les bidonvilles...


- Beaucoup de rues sont jonchées de nids-de-poule et de dos d'âne. On comprend pourquoi les SUV et 4x4 foisonnent. Et aussi pourquoi on nous déconseille de prendre les Boda Boda. Il n'y a pas de trottoir non plus, juste un bas côté qui fait office de, jonché très souvent d'ordures en revanche.


- Quasi tout est dématérialisé. Une 1ère chose : il n'y a pas de boîte à lettres ni de circuit de distribution de courrier ou de colis (hormis DHL ou société privée). Tout se fait par téléphone, par mail, par sms et par Whatapps. Ils règlent la plupart de leurs achats avec leur téléphone avec une application M-Pesa. Le principe est simple : vous allez dans une boutique Safaricom (l'équivalent de SFR) pour vous installer l'application sur votre puce, vous alimentez votre compte avec des espèces, puis au moment de payer, vous saisissez le numéro spécifique du magasin, le montant de l'achat, et vous cliquez. Pas de frais. Pas de montant minimum (un plafond cependant). Même avec l'école, les devoirs à faire, les relevés de notes, les messages des professeurs et du proviseur sont référencés sur un logiciel très intuitif et ergonomique. Chacun des kids a son propre accès et je possède un accès parents avec une vision sur chacun des accès enfants. Plus de papier de l'école à signer, tout se fait via ce logiciel.


Pronote

- Les Sacco, petits bus de 9/10 personnes qui sillonnent la ville pour vous transporter. Il n'y a que les locaux qui les prennent. Ils s'arrêtent au dernier moment, n'importe où pour faire monter ou descendre les gens, à l'endroit où ils veulent. Quand vous avez un Sacco devant vous, je vous conseille de le laisser passer car ils sont sournois. Vous croyez qu'ils se sont arrêtés, et en fait ils s'arrêtent juste 2 sec et repartent et peu importe qu'une voiture les dépasse à ce moment-là, ils foncent. Je me suis fait des frayeurs plus d'une fois.


Un Killeton Sacco




Nairobi is an endearing city, swarming with excitement. Its inhabitants are smiling, kind, helpful, discreet. Among the particularities that make us smile :


- The Boda Boda, the equivalent of taxi-bikes. The driver still has a helmet and a fluo vest. The passenger, meanwhile, is less well equipped. From time to time, he has a fluo vest, and more rarely a helmet. The French Embassy has formally dissuaded us from taking them, even if the temptation is great when we know the traffic in Nairobi.


- Like in Paris, when you walk in the streets, you can find little corners of paradise behind an old metal fence, or behind a shabby grill, whether it's an outdoor restaurant, a fast food or a beautiful villa.


- The Kenyans make a lot of effort to bet cleanliness when they can afford it. The car washers on the roadside bloom (they wash the cars with the water of the ditch, but the cars are gleaming). In restaurants and bars, we offer you a towel to wash your hands with the meal (real story when gone in a restaurant of burgers). Kenya Airlines is doing the same before serving the meal trays. In the malls, there are always people who mop the corridors.


- Many streets are littered with potholes and speed bumps. We understand why SUV and 4x4 abound. And also why we are advised against taking Boda Boda. There is no sidewalk either, just a low side that serves as, littered very often garbage on the other hand.


- Almost everything is dematerialized. A first thing : there is no mailbox nor distribution channel mail or packages (except DHL or private company). Everything is done by phone, email, sms and Whatapps. They pay most of their purchases with their phone with an M-Pesa app. The principle is simple : you go to a Safaricom store (the equivalent of SFR) to install the application on your Sim Card, you feed your account with cash, then when you pay, you enter the specific number of the store, the amount of the purchase, and you click. No charges. No minimum amount (a maximum amount per transaction however). Even with the school, homework, transcripts, messages from teachers and the principal are referenced on a very intuitive and ergonomic software. Each of the kids has their own access and I have an access parents with a vision on each access children. No more paper school to sign, everything is done through this software.


- The Sacco, small buses of 9/10 people who crisscross the city to transport you. Only the local people take them. They stop at the last moment, anywhere to get people up and down wherever they want. When you have a Sacco in front of you, I advise you to let it pass because they are devious. You think they stopped, and in fact they just stop 2 seconds and go away and it does not matter if a car passes them at that moment, they go for it. I have been scared more than once.