The Forest Challenge avec les Mzu Pumba

Ceux qui me connaissent savent ô combien j'affectionne les challenges, sportifs qui plus est, la convivialité, esprit d'équipe et ô combien je peux avoir des idées déjantées quelquefois. Je vous rassure, je n'ai pas beaucoup changé depuis j'ai mis les pieds sur un autre continent. J'ai jeté mon dévolu sur les parcours d'obstacles depuis quelques années ; le kenyan Forest Challenge était donc fait pour moi.


Puis, tout est parti très vite. Une soirée à la maison avec de très bons amis, de bonnes victuailles, quelques bouteilles pour se désaltérer (de soft bien évidemment). Je lâche mon idée de constituer une équipe pour le Forest Challenge, avec des personnes qui aiment rigoler, les challenges, la solidarité (et accessoirement un peu sportifs), et en 2 temps 3 mouvements, nous avions constitué une équipe de 10.



Prochaines étapes : trouver un nom d'équipe, un cri de guerre, et notre code vestimentaire. Rien de mieux que faire du participatif dans ces moments-là. Il fallait organiser une autre soirée pour parler des choses sérieuses.


Après moults revirements de situation, les bouteilles (de soft) commençant à manquer, nous nous sommes mis d'accord sur un nom d'équipe, les Mzu Pumba, sur un code vestimentaire, polo de rugby avec un logo et notre prénom, et sur un cri de guerre (mais qui pourra varier suivant notre condition physique sur le parcours)

Quelques semaines pour se préparer physiquement. Le Forest Challenge, qui a lieu à 40 km de Nairobi, est un parcours d'obstacles de 8 km avec 13 obstacles dans la forêt à 2600 m d'altitude. Courir à Nairobi à plus de 1700 m d'altitude demande de l'entraînement car cela n'a rien d'évident. Même Daddy qui est très sportif a eu du mal à s'y habituer.


Le Jour J. Lever à 6h du matin. Sous une pluie battante. On prend tous des polaires, des affaires de rechange, de la crème solaire (on peut voir défiler les 4 saisons dans une même journée à Nairobi). On essaie de se motiver, les blagues comme quoi la compétition est annulée fusent. Arrivée sur les lieux à 8h30. On se réjouit du timing d'autant que le discours du Président du Forest Challenge et la bénédiction sont prévus à 9h. Malheureusement nous avions oublié un élément important : nous étions au Kenya. A 9h, ils commençaient donc à peine à planter les tentes, à installer les toilettes, disposer les bouquets des roses sur les tables des VIP....Notre moral est à son comble. On est complètement excités.


Les Mzu Pumba

Le warm-up (échauffement avant la course). En attendant le warm-up officiel, le DJ nous met une musique de boîte de nuit. Les différentes équipes s'échauffent en dansant. On se mélange aux autres équipes kényanes. On fait une chenille. On est à 2 doigts d'aller chercher une bière au ravitaillement. Puis place au warm-up officiel quelques minutes après. On voit alors apparaître un chanteur danseur (qui devait être sans connu des kenyans) avec 2 danseuses qui nous entraîne sur une musique à la mode. On bouge le bassin, on fait des dabes à la Fortnight. Bref on s'échauffe le bassin et les zygomatiques mais pas trop les autres muscles.


Le départ. Les vagues se font au dernier moment. Un des animateurs appellent les équipes. Premier défi : comprendre ce que dit l'animateur et reconnaître notre nom d'équipe. Nous partons dans la 1ère vague.


Top départ : Au début du parcours, on est tous à fond. On alterne les différentes obstacles sans trop de difficultés, mais cela était sans compter les montées à 30% de pente, les descentes de ces mêmes pentes sur un terrain boueux au possible (30 cm de boue par endroit) et l'altitude. Les plus aguerris restent à l'arrière pour aider ceux qui ont un coup de mou. l'ambiance, l'esprit d'équipe, l'entraide sont au rendez-vous.


On passe la ligne d'arrivée. Après 2h et 8 min de'intenses efforts, non pas 8 km de parcours mais 9,3 km. On l'a fait !


Une petite douche sous une tente partagée en 4 avec des draps et un seau d'eau chaude pour se laver, un hamburger avec une bière fraîche, le plein de souvenirs en tête, une sensation extraordinaire d'avoir fini la course, on se demande déjà quel sera notre prochain défi.











Those who know me know how much I love challenges, sports ones more, friendliness, team spirit and how I can have crazy ideas sometimes. I assure you, I have not changed much since I set foot on another continent. I have set my sights on obstacle courses for a few years ; the Kenyan Forest Challenge was made for me.


Then everything went away very quickly. An evening at home with very good friends, good food, a few bottles to quench our thirst (soft bottles of course). I launch my idea of ​​forming a team for the Forest Challenge, with people who like to laugh, challenges, solidarity (and incidentally a little sports), and we had a team of 10 members.


Next steps : find a team name, a battle cry and our dress code. Nothing better than doing participatory in these moments. We had to organize another party to talk about serious things.


After a lot of turnarounds, the (soft) bottles starting to miss, we agreed with a team name, the Mzu Pumba, on a dress code, rugby polo with the logo and our name, and on a war cry (which may vary according to our physical condition during the race)


A few weeks to prepare physically. The Forest Challenge, which is 40 km from Nairobi, is an 8 km obstacle course with 13 obstacles in the forest at 2600 m altitude. Running in Nairobi at more than 1700 m altitude requires training because it is not obvious. Even Daddy who is very sporty had trouble getting used to it.


D-Day. Get up at 6 am. In a pouring rain. We all take polar, spare business, sunscreen (we can see the 4 seasons scroll in a single day in Nairobi). We try to motivate ourselves, jokes like what the competition is canceled fuse. Arrival at the scene at 8:30 am. We are delighted with the timing as the Forest Challenge President's speech and blessing are expected at 9 am. Unfortunately we had forgotten an important element : we were in Kenya. At 9 am, they were just starting to pitch the tents, install the toilets, arrange the bouquets of roses on the tables of the VIPs ... Our morale is at its height. We are completely excited.


The warm-up. While waiting for the official warm-up, the DJ puts us a music of nightclub. The different teams warm up while dancing. We mix with other Kenyan teams. We make a queue. We almost want to get a beer at the refueling. Then place in the official warm-up a few minutes later. We see then appearing a dancer singer (who was to be unknown to Kenyans) with 2 dancers who leads us on a fashionable music. We move the basin, we do dabes Fortnight. In short we warm up the pelvis and the zygomatic but not too much the other muscles.


Departure. The waves are made at the last moment. One of the leaders calls the teams. First challenge : understand what the animator is saying and recognize our team name. We start in the first wave.


Top start : At the beginning of the course, we are in a great shape. We alternate the different obstacles without too much difficulty, but it was not considering the climbs at 30% slope, the descents of these same slopes on muddy grounds (30 cm of mud in places) and the altitude. The most experienced members stay behind to help those who have a slack. The atmosphere, the team spirit, the mutual help are present.


We cross the finish line. After 2 hours and 8 minutes of intense efforts, not 8 km of course but 9.3 km. We did it !


A small shower in a tent shared in 4 with sheets and a bucket of hot water to wash, a burger with a cold beer, full of memories in mind, an extraordinary feeling of having finished the race, we already wonder what will be our next challenge.